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dimanche 1 novembre 2015

PRESENTATION

AU PLUS NOIR D'UNE NUIT TERRIBLE
Drame fantastique en trois actes ( 2 hommes- 3 ou 4 femmes)  
Pièce protégée à la SACD depuis le 01 octobre 2008

Les maisons ont toutes une histoire… Elle va de la plus belle à la plus terrible…Les pièces sont comme les chapitres d’un livre…Ce grenier est à part…un passage maudit où les drames se succèdent tels une malédiction. EMILIE VALBEL


L'histoire : Julie Valbel décide d'éclaircir le mystère qui entoure le suicide de Daniel son père.Celui-ci était comédien et metteur en scène et a épousé 20 ans plus tôt, Emilie, sa mère, une comédienne plus jeune que lui. Dans le grenier, Julie redécouvre des objets ayant appartenu à ses parents. Des objets presque oubliés. Et un drame qui n'a jamais été vraiment résolu...Mais à force de remuer le passé, on finit par réveiller ses fantômes....Et au plus noir d'une nuit terrible, la vérité refera surface...

La pièce a été jouée pour la première fois en janvier et février 2011 par le Théâtre des-A-Cotés à Québec (Canada).Les photos originales sont de Denise MOREAU.



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COMMENTAIRES DE L'AUTEUR :
L'idée : Je cherchais depuis longtemps une pièce qui soit un peu dans la veine du film "Les autres". Quelque chose d'effrayant mais d'un peu sophistiqué. Ne trouvant rien, j'ai décidé de l'écrire moi-même. Un ami m'a dit que si ce type d'histoires était courant au cinéma, ça demeurait en revanche plus rare au théâtre. En mai 2008, je me suis décidé à écrire cette histoire suite à la lecture de la pièce d'Arthur Miller "Les sorcières de Salem". L'oeuvre me sert de colonne vertébrale pour raconter les coulisses d'une compagnie de théâtre. Jalousie, mort, culpabilité. Des ressentiments forts et noirs hantent le grenier de la maison des Valbel, lieu unique de la pièce.
Ce qui est curieux c'est qu'elle débute comme une histoire de fantômes"classique" avant de se terminer en drame familial très noir. L'histoire et les personnages se sont mis à respirer d'eux-même pour arriver à une destination qui évite les clichés grand-guignolesques qui sont monnaie courante au genre.
Elle est très déroutante par rapport à mes premières pièces, sans doute la plus mature. La scène de présentation de l'acte 1 est librement inspirée d'une scène du film "Les autres", celle où Nicole Kidman entre dans une pièce dont tous les meubles sont drapés de blanc, comme des linceuls.
Photo tirée du film "les autres"d'Alejandro Amenabar.
Je voulais aussi jouer dans mon écriture sur les périodes nuit et jour dans un grenier, ce qui n'est pas évident si le lecteur ne tient pas compte des descriptions"ambiances bleu-nuit" ou des scènes dans lesquelles les personnages s'éclairent à la lampe à pétrole.
Le titre : Drôle de titre, "un peu banal" m'a-t-on dit. Lu sans connaître d'où il vient sans doute. Il est tiré d'un passage de la pièce "Les sorcières de Salem". J'irai te trouver au plus noir d'une nuit terrible et je te ferais trembler, cette phrase pronnonçée par le personnage d'Abigail Williams, intervient dans une scène-clef de ma pièce au moment des répétitions des personnages. Ca m'a paru un bon titre.

Les rôles :
Comme pour "Viviane et Claire", les femmes sont à l'honneur. Les personnages d'Emilie et Marianne sont deux rôles très forts. Le plaisir de jouer des personnages très humains, où les défauts prennent le pas sur les qualités des deux femmes lors de leurs affrontements devraient ravir les plus exigeantes. Emilie est obligée d'être interprétée par deux actrices d'âge différent puisqu'elles apparaissent ensemble sur scène lors des flash-backs. Le fait de faire jouer par la même actrice le rôle d'Emilie "jeune" et celui de Julie, sa fille, n'est pas obligatoire mais permet de jouer sur le lien de parenté entre les deux. J'ai travaillé dans ce sens lors de l'écriture pour que cela soit possible. Ainsi la jeune Emilie et Julie n'apparaissent jamais dans la même scène.

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LES SORCIERES DE SALEM une pièce d'Arthur Miller. En 1692 à Salem, petit village situé dans le Massachusetts, plus de 200 personnes ont été accusées de sorcellerie. Panique collective provoquée par la crainte irraisonnée du diable et par la manipulation de certaines jeunes filles prétendument ensorcelées, dont Abigaïl Williams qui cherche à se venger de John Proctor qui l'a délaissé pour sa femme... J'ai redécouvert ce texte il y a peu de temps. Arthur Miller l'avait écrit en réponse au maccarthysme dont il avait été victime. Tout est dit en peu de phrases. Tout est dit dans les non-dit . Le sujet n'a pas pris une ride. Le rôle de John Proctor m'attire beaucoup pour tout le coté "humain" qu'il dégage, un homme fort avec ses principes mais aussi ses faiblesses.
La pièce a été représentée pour la première fois en France en 1954 avec Yves Montand et Simone Signoret avant que les mêmes comédiens reprennent leurs rôles pour une adaptation cinématographique en 1956 sous la direction de Raymond Rouleau.
Une adaptation au cinéma a eu lieu en 1997 avec Daniel Day-Lewis , Winona Ryder et Joan Allen sous la direction de Nicolas Hytner.